Réponse rapide : Quiconque crée une image en détient automatiquement le droit d’auteur, dès l’instant où elle existe, sans aucun enregistrement nécessaire. Acheter ou licencier une image accorde l’autorisation de l’utiliser selon des conditions définies, non la propriété du droit d’auteur. Le domaine public et les Creative Commons sont des modèles d’autorisation différents, chacun avec ses propres règles. Un filigrane est une revendication de propriété, non la propriété elle-même. Il s’agit d’une information générale, non d’un avis juridique.
Le droit d’auteur paraît intimidant, mais la version quotidienne dont un créateur a besoin tient sur une page. Cette introduction explique qui possède une image, ce qu’une licence vous donne et comment les catégories courantes diffèrent.
Qui possède une image ?
Dans la plupart des pays, le droit d’auteur est automatique. Dès qu’une image est créée et fixée sous une forme quelconque, une photo enregistrée sur une carte, un dessin sur papier, le créateur en détient le droit d’auteur. Il n’y a aucun formulaire à déposer ni aucune mention à ajouter, même si l’enregistrement peut renforcer votre position en cas de litige.
Deux exceptions courantes :
- Œuvre réalisée sur commande. Si un salarié crée l’image dans le cadre de son travail, l’employeur la possède généralement. Cela peut aussi s’appliquer à un travail commandé lorsqu’un contrat le prévoit.
- Droits transférés. Le droit d’auteur peut être vendu ou cédé, mais ce transfert doit généralement se faire par écrit.
Licence et propriété
C’est la distinction qui trompe le plus les gens. Quand vous « achetez » une image de banque, vous achetez presque toujours une licence, c’est-à-dire l’autorisation d’utiliser l’image selon des conditions précises. L’agence ou le photographe conserve le droit d’auteur.
Une licence vous indique ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire : usage commercial ou non, combien de copies, quelles régions, pour combien de temps, et si vous pouvez la modifier. Sortez de ces conditions et vous pouvez commettre une contrefaçon même si vous avez payé.
Les modèles d’autorisation courants
| Modèle | Ce que cela signifie | À surveiller |
|---|---|---|
| Libre de droits (royalty-free) | Payez une fois, réutilisez de nombreuses fois dans les conditions. | « Libre de redevances » n’est pas « gratuit » ni « libre de droit d’auteur ». |
| Droits gérés (rights-managed) | Licencié pour des usages, régions ou durées précis. | Tout nouvel usage exige une nouvelle licence. |
| Creative Commons | Usage gratuit sous les conditions fixées par le créateur. | Conditions d’attribution, non commerciale ou de partage à l’identique. |
| Domaine public | Non protégé par le droit d’auteur ; généralement libre d’utilisation. | Vérifiez le statut ; marque et image d’une personne peuvent encore s’appliquer. |
Comment fonctionnent les Creative Commons
Les licences Creative Commons permettent à un créateur de partager son œuvre tout en gardant un certain contrôle. Les conditions se cumulent : BY exige le crédit, NC limite l’usage au non commercial, ND interdit les modifications, et SA vous oblige à partager les adaptations sous la même licence.
Ainsi, une image CC BY-NC est libre d’utilisation si vous créditez le créateur et restez non commercial. Lisez toujours la licence précise, car combiner les conditions change ce que vous pouvez faire. Créditer correctement est une petite compétence à part entière, traitée dans comment créditer correctement les images.
Où se situent les filigranes
Un filigrane est une revendication visible de propriété et un moyen de dissuasion concret. Il n’est pas la source du droit d’auteur, et il ne change pas qui possède l’image. Le droit d’auteur existe que la marque soit présente ou non.
Cela vaut dans les deux sens. Supprimer un filigrane ne vous confère aucun droit. Et retirer la marque d’autrui pour masquer la propriété peut se heurter à la fois au droit d’auteur et à la DMCA, expliqué dans qu’est-ce que la DMCA.
L’usage loyal, en bref
Certains usages d’une image protégée peuvent être autorisés sans permission au titre de doctrines comme le fair use ou le fair dealing, par exemple le commentaire, la critique, l’information ou l’enseignement. Ces exceptions sont étroites, propres aux faits et tranchées au cas par cas. « Ce n’était qu’une petite partie » ou « je les ai crédités » n’est pas à lui seul une défense fiable.
Une note sur l’avis juridique
Ceci est une introduction générale, non un avis juridique, et les règles du droit d’auteur varient selon les pays. Les principes exposés ici sont communs à de nombreux systèmes, mais les détails, les exceptions et les recours diffèrent. Pour tout enjeu réel, consultez un avocat qualifié là où vous vivez.
